Vendredi 15 août 2008
« Deux gallons, c'est beaucoup de vin, même pour deux paisano. Moralement, voici comment on peut graduer les bonbonnes. Juste au-dessous de l'épaule de la première bouteille, conversation sérieuse et concentrée. Cinq centimètres plus bas, souvenirs do et mélancoliques. Huit centimètres en dessous, amours anciennes et flatteuses. Deux centimètres de plus, amours anciennes et amèrs. Fond de la première bouteille, tristesse générale et sans raison. Épaule de la seconde bouteille, sombre abattement, impiété. Deux doigts, un chant demort ou de désir. Encore un pouce, toutes les chansons qu'on connaît. La graduation s'arrête là, car les traces s'effacent alors et il n'y a plus de certitude : désormais n'importe quoi peut arriver. »

John Steinbeck
(Tortilla Flat)

par padanguette
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 17 juillet 2008

Les images d'enfant qu'on a du monde et des réalités... C'est tout joli, tout gentil tout beau... On voit les choses comme elles nous font rêver, on les moules à notre imaginaire, on s'en construit une image idyllique. Et un beau (pas beau) jour c'est le choc, la révélation, on plonge la tête dans les coulisses, la réalité se révèle à nous toute nue, sous un jour nouveau toute crue, on devient adulte. La réalité belle dessus est moche dessous. Faite de viscères hideuses, de sinuosités inquiétantes et de frêles palpitations, vulnérable, d'une fragilité menaçante... On n'aime pas ça, berk, on n'a pas envie de voir s'ébranler notre beau palais tout rose à paillettes, de quitter notre béatitude d'enfant. De penser que tout peut voler en miettes et se déchiqueter comme ça, c'est si facile de lui faire du mal à notre bisounours, horreur, le cauchemar !... Ça nous renvoie nos propres faiblesses, notre fragilité... Trouille, rejet, par instinct de protection on les refuse, on les cache, on les fuis...
Et puis on doit apprendre à vivre avec, à les accepter... La réalité c'est beau dessus et moche dessous, mais c'est vivant, avec toutes les qualités du vivant, c'est palpitant, plein de saveurs, de sensations, de surprise... Ou alors on reste dans le rêve, joli à volonté mais mort...

Enfant, ce trophée éventré devant toi est ton baptême du monde...
par padanguette
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 7 juillet 2008
« Bonjour monsieur, c'est pour quel genre de coupe ?
- Oh,  juste dégager un peu les oreilles et la nuque, arranger les mèches devant, je voudrais pas toucher trop la longueur...
- Bien je vous en prie, installez-vous, troisième poteau au fond à droite, je vous apporte le peignoir et les magazines, on va s'occuper de vous. »


Et voilà le travail...


par padanguette
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 3 juillet 2008

« Va savoir...

... Où ça ? »

par padanguette
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 1 juillet 2008
Pourquoi l'eau dans le vin blanc c'est encore plus dégueulasse que dans le vin rouge ?
par padanguette
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 1 juillet 2008
* faire ce que je pense
Pour toutes les choses qu'on conçoit très clair dans sa tête et qu'on a la flemme de réaliser concrètement, les trucs pas durs mais chiants laborieux, etc...
par padanguette
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 1 juillet 2008
Arf....
Comme les principes sont faits pour être transgressés et que je ne puis me résoudre à réserver ma parole... je me pemettrais ici d'ajouter mon commentaire à le "réflexion qui fait rêver" #1... Tu permets Véronique (ouais on dirait qu'on est deux encore, comme ça ça fait comme si que j'avais pas triché moi-même avec ma propre règle que j'ai inventée y'a 3 minutes... ouf !)

Bon ben tout d'abord ça fait un peu "si vous avez besoin de rien appelez-moi", cette histoire !
A priori les gens les plus tourmentés, fragiles, compliqués, malheureux, tout ce qu'on voudra... c'est justement ceux-là qu'ont le plus besoin d'amis, non ? En gros c'est un peu "choisissez comme amis des gens qu'ont pas trop besoin d'amis" comme ça c'est pas encombrant, ils vous font pas chier, vu qu'ils ont pas besoin de vous ! Et puis les autres ben, ils ont qu'à se pourrir entre pouilleux qu'ils sont, ou alors crever tout seuls, vont pas faire chier les bien nantis tout de même ! Mmmmh... étrange... Bah on aurait qu'à les parker dans un ghetto, aussi, tout cte bande de névrosés gâcheurs de paysage... Moui bon d'accord j'extraapole j'exagère je vais trop loin...

Mais aussi euh... quand on se lie d'amitié/d'amour à quelqu'un ça vient du coeur, normalement, pas du bout du petit doigt ! C'est des alchimies compliquées - justement - ça se commande pas trop, ça a pas trop à voir avec des interventions de la raison, des considérations rationnelles ou raisonnables... Il me semble. Ou alors c'est que l'attachement est faux, qu'il n'est pas sincère et entier. On "choisit" pas !
Quand quelqu'un est "chiant", pesant, compliqué, mais si vous avez de l'affection pour ce quelqu'un, c'est de la compassion pure, inconditionnelle, même pas de la loyauté (= formelle), mais par pur sentiment d'empathie Humain ! vous avez envie d'être là pour lui, avant tout, vous ne pouvez pas "choisir", simplement, le coeur léger et la conscience tranquille, de le fuir par principe d'auto-sauvegarde égoïste.
On ne trahit impunément pas son coeur, je crois... Même si cette réflexion a un arrière-goût chrétien, et j'assume. Mais je n'y mets pas de notion de Dieu, cependant. Simplement vis-à-vis de son propre sentiment d'intégrité et de "propreté", je dirais...

Et encore une fois est-ce qu'on sort davantage grandi de se protéger à tout prix - au risque de rester petit, fermé, inutile, ou de se sacrifier pour "porter" quelqu'un de torturé - au risque de se perdre soi ?
par padanguette
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 1 juillet 2008
Pour inaugurer cette série "Les rélexions qui font rêver", voici en avant-première la toute première, celle qui me l'a justement inspirée, en espérant que nous puissions la faire vivre et l'enrichir régulièrement de nouvelles perles rares et inoubliables de même espèce.
Un principe : pas de commentaire, simplement laisser voguer votre esprit rêveur et en quête de poésie...

#1
Une collègue, au rayon de comment choisir ses (petit(e)s - ou non) ami(e)s : « Faut les prendre pas trop compliqués, pas trop torturés, sinon après ils font chier. Non faut prendre des gens simples et équilibrés. »

par padanguette
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 30 juin 2008
Chaque semaine devant sa glace, après la pesée... se demander simplement :
"Celui/celle que je suis aujourd'hui plairait-il/elle à celui/celle que j'étais à 17 ans ?"


Laisser poser 15 min puis reprendre votre activité normale.
par padanguette
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 30 juin 2008
Une copine me disait que sa conscience se porte mieux si pour se justifier elle raconte un gros mensonge, plutôt que de ne rien dire. Cette idée m'interroge...

S'agit-il réellement de sa conscience au sens moral, conscience du Bien et du Mal ? De ce point de vue (morale) au contraire, notre sens commun devrait condamner cette attitude de mensonge, et lui préférer l'omission, qui sans mentir ne nous trahit pas, permettant de conserver, de manière quelque peu acrobatique certes, notre intégrité.

Et pourtant on comprend ce point de vue a priori inattendu, immoral, voire amoral. Il ne s'agit pas en fait de conscience. Il ne s'agit pas forcément non plus de préserver autrui qui pourrait être blessé ou choqué par la vérité. La plupart d'entre nous n'oseraient l'avouer ni se l'avouer, mais il s'agit là de préserver son "petit" confort, sa "petite" paix égoïste. S'épargner les regards, les questions, les jugements des autres en leur coupant court par une invention construite à cette fin. Et chacun d'entre nous serait bien tenté, qu'il le reconnaisse plus ou moins, de se laisser aller à faire de cette tentation de paix sa priorité, et à cette fin serait prêt à user de moyens peu moraux.

Le reconnaître et l'assumer est-il une preuve de force, d'affirmation de sa liberté (je n'ai cure de la morale et me mets Moi et ma satisfaction au centre de tout) ? ou de faiblesse, de lâcheté, de soumission (je ne suis pas capable de soutenir le regard et la pression des autres, je cède en me trouvant obligé de trahir mon intégrité pour préserver ma tranquillité) ?
La question pour moi est celle de la liberté... Suis-je plus libre en protégeant ma paix et mon jardin secret quel que soit le prix des mensonges/tricheries nécessaires ? ou en forçant, quel que soit le poids des regards que j'aurai à assumer, les autres à accepter qu'ile ne sachent pas tout, que je leur cache ouvertement des choses ?
 
La réponse est ouverte bien sûr, en fonction du vécu et des idées(aux) de chacun, je m'abstiendrais bien de juger !
Pour ma part je place le respect de soi et d'autrui comme fondamental (comme beaucoup de monde !) et le conçois dans la sincérité/l'intégrité. Même si c'est peut-être plus dur, plus rude, plus agressant parfois, moins "préservant", mais il me plaît de rejeter la facilité, et de croire aux bénéfices à long terme de la franchise et de l'"entièreté".
par padanguette
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Whatiz ?

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Zik

 
     

Ze cherche...

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus